Un hectare de kiwis jaunes
irrigué au solaire dans le Sud-Ouest
Cette étude porte sur un hectare de kiwis jaunes, environ cinq cents pieds, alimenté depuis une rivière et déjà équipé d'un réseau de micro-irrigation. Le pompage actuel, entraîné par la prise de force du tracteur, assure l'irrigation saisonnière et l'aspersion antigel. Le projet consiste à transférer l'irrigation quotidienne vers une pompe solaire, tout en conservant le dispositif thermique pour les besoins nocturnes.
Données du site et installation existante
La parcelle comprend un hectare de kiwis jaunes palissés, irrigués au goutte-à-goutte. La rivière se trouve au pied d'une berge d'environ trois mètres. Le réseau et la filtration existent déjà ; leur réemploi reste conditionné à la vérification du débit admissible, des pertes de charge et du niveau de filtration requis. Le projet conserve l'installation thermique pour l'aspersion antigel et affecte le nouveau système solaire à l'irrigation quotidienne.
Données saisies dans l'application
La ville climatique de référence est Toulouse. L'usage retenu est l'irrigation, avec la catégorie disponible la plus proche, « Agrumes et autres fruitiers », appliquée à une surface de 1 hectare, soit un besoin de référence de 40 m³ par jour. Ce choix sert de base de besoin dans l'application ; il ne constitue pas une classification agronomique du kiwi. La période de pompage s'étend d'avril à octobre et le mode d'arrosage est le goutte-à-goutte. Pour la prise d'eau, l'étude retient 3 m de hauteur entre l'eau et la berge, 2 m de refoulement jusqu'au point de livraison et 120 m de canalisation. Aucun appoint électrique ni réserve d'eau n'est déclaré. À partir de ces données, l'application établit une hauteur manométrique totale de 20 m.

Le récapitulatif avant calcul. La hauteur manométrique totale est calculée pour vous, elle n'est pas à saisir.
Solution retenue par l'étude
LE LAB retient une GRUNDFOS SQF 5A-7, une immergée de 4 pouces à électronique intégrée, dont l'enveloppe couvre 9,0 m³/h et 50 m de hauteur. Le champ compte 3 panneaux de 630 Wc en une seule chaîne, soit 1 890 Wc. Sur la période d'avril à octobre, la production moyenne s'établit à 58,9 m³ par jour pour 40 demandés. La canalisation conseillée est du PEHD Ø 50 mm PN 10, alésage intérieur 44,1 mm, où l'eau circule à 1,46 m/s au débit maximal de la pompe, dans la fenêtre recommandée par l'application.

La solution en un coup d'œil : la pompe, le champ et la production moyenne sur la période déclarée.
Production mensuelle et journée type
La production moyenne estimée atteint 65,5 m³ par jour en juillet et 45,8 m³ en octobre, mois le moins favorable de la période déclarée et mois de dimensionnement de la saison. Chaque moyenne mensuelle d'avril à octobre reste supérieure au besoin de 40 m³ par jour. Cette lecture ne constitue pas une garantie journalière : une séquence très couverte peut produire moins que le besoin. En l'absence de réserve d'eau et d'appoint, l'organisation de l'irrigation doit donc conserver la souplesse nécessaire au fonctionnement au fil de la ressource. Les mois d'hiver restent visibles sur le graphique, même si le dimensionnement porte uniquement sur la période déclarée.

La production mensuelle estimée, face à la ligne du besoin. Le mois critique de la période est annoncé sous le graphe.
La journée type de juillet présente un démarrage du débit vers 7 h, un maximum de 7,4 m³/h autour du midi solaire et un volume journalier estimé à 63,0 m³. L'écart de 58 % par rapport au besoin indique une capacité moyenne supplémentaire pour cette journée type ; il ne définit pas à lui seul un créneau d'arrosage libre ni la couverture de toutes les journées du mois.

La journée type du mois choisi, heure par heure, avec le pic de débit et le volume produit.
Conditions d'une prise d'eau en rivière
Le schéma de l'étude représente le champ, le coffret, la pompe immergée à 3 m, les 120 m de conduite et le point de livraison. En eau de surface, la pompe peut être installée dans un puisard alimenté par la rivière ou dans un carter crépiné adapté, sous réserve de respecter les prescriptions du fabricant. Une installation immergée reste en charge et ne nécessite pas de réamorçage hydraulique quotidien ; son démarrage dépend ensuite des automatismes, du niveau d'eau et de la puissance disponible.

Le schéma d'installation de l'étude. Le point d'arrivée est dessiné en réserve surélevée : ici, c'est la tête du réseau de micro-irrigation, 2 m au-dessus de la pompe.
La filtration existante ne peut être conservée sans vérification. Son débit admissible, sa finesse, son état et ses pertes de charge doivent rester compatibles avec la nouvelle pompe et avec les goutteurs. La protection de l'aspiration contre les corps grossiers complète cette filtration. Le projet doit également vérifier le niveau d'étiage, les variations de la rivière, la protection contre les crues et les règles applicables au prélèvement d'eau.
L'aspersion antigel reste assurée par le système existant
L'aspersion antigel se déclenche principalement la nuit et à l'aube, hors de la période de production photovoltaïque. Elle exige en outre un débit disponible sans interruption pendant l'épisode de gel. Le système solaire au fil du soleil présenté ici est donc réservé à l'irrigation quotidienne ; la pompe thermique existante conserve la fonction antigel.
La séparation des usages évite d'attribuer au système solaire une fonction qu'il ne peut assurer seul. La pompe thermique reste disponible pour les épisodes de gel, tandis que la pompe solaire couvre l'irrigation saisonnière dans les conditions de production décrites par l'étude.
Du besoin déclaré à la solution technique
L'application établit le besoin quotidien à partir de la culture et de la surface, prend en compte la période de pompage et calcule la hauteur manométrique totale à partir des données hydrauliques saisies. Elle propose ensuite une canalisation, une pompe et un champ photovoltaïque compatibles, puis présente la production mensuelle et une journée type pour le site étudié.
Étudier une configuration comparable
L'application permet de reprendre ce parcours avec les données d'un autre projet : culture, surface, ressource en eau, période de pompage et caractéristiques de la conduite.